Interview

Céline Tixier, 20 ans d'immobilier et le choix d'iad à Aix-en-Provence

Par Céline Tixier · Aix-en-Provence · 5 min de lecture · 26 octobre 2026

Vidéo YouTube — chargée après votre clic

Céline Tixier, conseillère immobilier IAD à Aix-en-Provence : 20 ans de métier, tous les modèles
Lire la transcription de la vidéo
Les meilleures leçons d'immobilier ne s'apprennent pas en formation, mais sur le terrain. Et c'est pour ça que vous allez être ravis de suivre ce podcast. Aujourd'hui, je reçois Céline Tixier. C'est ton premier podcast ? Oui. Tu n'as jamais fait de podcast ? Jamais. Pourtant, tu as fait beaucoup de choses dans ta vie. Je pense, ouais. Mais pas de podcast. Il faut toujours une première fois. Voilà, je suis ravi de la vivre avec toi. Je t'en prie Céline, tu vas pouvoir te présenter, nous dire qui tu es, d'où tu viens. Voilà, je m'assois, je suis là, j'écoute. Allez, c'est parti. Qui je suis ? Alors donc, Céline, elle vient de Saône-et-Loire, d'une petite bourgade qui s'appelle Montceau-les-Mines. Elle a fait ses études à côté, dans une ville qui s'appelle Chalon-sur-Saône. J'ai fait un bac pro vente représentation parce que je voulais devenir représentante. C'était le métier que j'avais choisi, mais je ne l'ai pas choisi par hasard, parce que j'étais très timide. Donc toi, tu étais très timide ? Toujours. Ça m'a permis justement de dépasser cette peur d'aller au contact des gens, de discuter, quelque chose que moi-même je n'arrivais pas à faire. Et après ça, après le bac, les profs disent : tu vas en BTS comme tout le monde. Et j'ai dit : ben non, en fait, non, je ne veux pas faire comme tout le monde. Moi, je veux faire un truc qui me ressemble. Mais je ne savais pas quoi. Et donc j'ai dit : je vais travailler. Ma famille avait des magasins de fringues, et donc j'étais vendeuse là-bas. Voilà, j'ai commencé à travailler comme ça. Et un jour, en regardant un petit peu, on dit : voilà une nouvelle formation pour les adultes au Greta, ça s'appelle le BTS professions immobilières. L'immobilier, chez moi, on n'en entendait pas beaucoup parler, c'était quelque chose que je ne connaissais pas. Je me suis dit : ça, ça pourrait plus me ressembler. Ce n'est pas ce que fait tout le monde, commercial dans telle boîte. Et toujours dans ta région d'origine, Chalon-sur-Saône ? Oui. Et donc j'ai fait le BTS tout en étant maman, en travaillant. J'ai tout voulu faire en même temps, ce n'était pas simple. Je veux bien te croire. Mais j'y suis arrivée. Je n'ai pas eu le BTS, à quelques points. Je ne l'ai pas eu parce que j'ai voulu me donner trop de défis en même temps, je n'ai pas su tout mener de front. Mais ce n'est pas grave. Le fait de ne pas avoir le BTS, aujourd'hui, je sais que ce n'est pas grave. Tu penses qu'on peut réussir dans l'immobilier ? On déborde un peu, là, après on va revenir sur ta présentation. Mais on peut réussir dans l'immobilier en étant timide et sans avoir de diplôme précis lié à l'immobilier ? Oui. Et donc voilà, je ne l'ai pas eu, ce n'est pas grave. À la suite de ça, avec mon mari, on s'est mis à rechercher une maison, et il y avait une petite agence locale sur Chalon-sur-Saône qui nous a fait visiter. J'ai acheté avec elle, et elle m'a dit : qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Je dis : là, je travaille, je suis en emploi jeune, comme ça s'appelait à l'époque, mais ça ne me passionne pas. Je viens de faire le BTS professions immobilières. Elle me dit : moi, je recrute, vous ne voulez pas venir ? Et là, je sors juste de l'école… Elle me dit : non, non, Céline, on se voit. Et donc j'ai démarré dans une petite agence de quartier, en plein cœur de Chalon-sur-Saône, une agence familiale. On était deux négos, une secrétaire et la patronne, madame Michelin. Dédicace d'ailleurs à madame Anne Michelin. Et j'ai passé cinq années merveilleuses où elle m'a aidée. J'avais les connaissances de base du BTS, mais ce n'est pas ça qui m'aidait, c'était son accompagnement. Elle m'a aidée à grandir, à avancer et à performer. Et au fur et à mesure des mois, parce qu'à l'époque on était sur avance sur commission, j'ai réussi à sortir d'avance sur commission en sept, huit mois, pour me dégager des salaires qui étaient très confortables pour la période. Parce que, je vais remettre l'église au milieu du village, c'était en 2005. D'accord. On n'était plus en francs, on était déjà en euros, mais ça date de 2005. Et ça tournait super bien, petite équipe où ça matchait. Et avec mon mari, on s'est dit : voilà, peut-être aller voir un peu ailleurs si ça marche. À la suite de ça, on est partis sur la région grenobloise, où j'ai voulu reprendre mes études. Je me suis inscrite à la fac pour reprendre les cours du soir, justement pour passer le diplôme. Et le jour où j'allais déposer mon dossier à la fac, mon mari m'annonce : mutation, Dijon. Déprime totale. On est restés un moment, pour pouvoir arriver enfin à Aix-en-Provence. On s'est installés en 2010. Juste avant, mon mari a eu la mutation en un mois. Donc j'ai passé des entretiens, j'étais prise dans un groupe qui n'existe plus aujourd'hui, une grosse structure sur Aix-en-Provence, et j'étais rattachée à l'agence de Puyricard, qu'il fallait redémarrer. Les négos étaient partis, j'ai dû tout reprendre. On était deux et ça se passait plutôt bien. Puis ce groupe a été racheté par un grand groupe. Je ne vais pas donner de nom. Ça sera coupé au montage. Moi, je peux dire : la boîte a été rachetée par le Crédit Agricole, et là, en fait, ce n'était plus le métier de conseiller. On m'a dit : tu es responsable d'agence de trois agences, tu dois te débrouiller. Et moi, je ne me retrouvais pas, parce que je ne faisais que des réunions, des tableaux, je n'étais plus avec mes clients. À la suite de ça, je suis partie et j'ai repris un boulot de directrice commerciale pendant un an et demi. Mais ça ne me plaisait pas. Et en discutant un coup avec une ancienne collègue, elle me dit : je reviens de Lyon, parce que son mari avait été muté à Lyon. Elle revient et elle me dit : je suis dans un réseau, tu vas voir, tu vas kiffer, viens avec moi. Je dis : mais parle-moi du truc. Non mais tu es indépendant et tout ? Je dis : moi, indépendante ? Non, non, j'ai ma maison, mes enfants, je ne suis pas capable. Moi, j'ai toujours été salariée, je ne peux pas. Comme tu nous disais, à tes débuts, ce qui t'avait plu, c'était le fait d'être encadrée, d'avoir un accompagnement. Et tu avais l'impression que tu allais être dans un vide total. Je me suis dit : non, en fait, je ne peux pas prendre le risque pour ma famille, même si mon mari avait un salaire. Je ne suis pas capable, je ne peux pas. On se rappelle, je suis un peu timide et j'ai des peurs et des craintes. Et là, en discutant avec mon mari et mes enfants, ils m'ont dit : mais en fait, vas-y, c'est ton métier, ça te colle à la peau, tu es tellement bien et heureuse quand tu le fais. Et j'ai passé le cap. Je lui dis : OK, je viens chez iad. Je ne connaissais pas, mais c'est une première expérience. Si je comprends bien, à ce moment-là, cette première expérience iad dure combien de temps ? Celle-ci, elle va durer deux ans, un peu plus de deux ans. OK. Et si elle ne dure que deux ans, c'est qu'il y a eu une première arrivée, puis un départ, c'est ça ? Et donc au bout de ces deux ans… Enfin, je m'éclatais, j'ai créé mon réseau, je suis repartie de zéro, tout. Mais il manquait un peu, comment je dirais, de contact. J'étais toute seule, je me suis retrouvée toute seule parce que je marchais, je fonctionnais. Et c'est peut-être toi qui l'as créé, cette chose-là, je ne sais pas, ça s'est fait comme ça. Et à cette époque-là, j'ai un ancien collègue qui me dit : je remonte mon agence sur Puyricard, on s'associe. Déjà, on me dit d'être entrepreneur, après de m'associer dans une agence… ça fait beaucoup pour Céline, timide, ça fait beaucoup. Donc rebelote, on discute avec mes enfants, qui m'ont dit : mais vas-y, vas-y. Et on a travaillé ensemble pendant cinq ans. Et là, je me suis rendu compte que : entrepreneur, oui ; associée, non. Parce que c'était une expérience, elle m'a appris plein de choses, mais elle m'a surtout appris une chose : quand on s'associe, il faut s'associer avec les bonnes personnes, et quand on est trop nombreux, on a des points divergents et ça ne colle pas. Donc je suis partie. Et là, moralement, tu n'étais pas bien ? Très abattue. Et là, j'ai dit : je n'ai pas le choix, je suis dans une galère, il va falloir que tu rebondisses, cocotte, donc il va falloir y aller. Et là, j'ai appelé une personne de chez iad qui s'appelait Yoann, je le connaissais, je l'avais déjà vu. Et je suis allée voir un autre réseau aussi. Et je me suis dit : il va falloir faire un choix, encore un choix de plus dans toute ta carrière professionnelle. Je pense que je n'ai pas fini. Il va falloir faire un choix. Et à un moment, il y a eu le choix de raison, de se dire : j'ai vécu une première expérience qui, pour moi, est un échec par rapport à l'accompagnement et à la vie d'équipe. Donc celle-ci, il ne va pas falloir la foirer, parce que bon, à un moment, il faut arrêter de faire des conneries. Les bonnes questions. Et c'est pour ça qu'on s'est rencontrés, on a beaucoup échangé, et on a pris le temps. On a bien vérifié si on allait être compatibles ensemble, si on allait pouvoir répondre aux objectifs de chacun. C'est un sujet sur lequel on va revenir après, le développement de ton équipe, mais je te laisse finir sur ce sujet-là. Et donc, avec toutes les discussions qu'on a pu avoir, c'est là où tu m'as dit : OK, on va travailler ensemble. La décision, ce n'est pas dire : je te choisis, tu me choisis. On s'est choisis et on s'est dit : on va y aller ensemble. Tu as fait beaucoup de boulot, parce que j'étais quand même un peu au fond du trou. Mais tu as su, et c'est ce dont j'avais besoin à ce moment-là, mettre les bons mots au bon moment pour me faire redémarrer. Je te remercie. Ma plus grande satisfaction, c'est de voir la Céline que tu es aujourd'hui, parce que l'aventure a redémarré. Il y a combien de temps ? Deux ans et demi. Il y a deux ans et demi. Tu cartonnes, tu performes, tu vis le métier comme toi tu as envie de le vivre, avec ta manière de faire, avec tes méthodes. Je sais qu'on ne va pas trop s'attarder sur la partie conseiller immobilier, même si j'adorerais faire un podcast immobilier rien qu'avec toi là-dessus, parce que quand on voit l'expérience, le parcours que tu as, c'est fort, tout ce que tu as vécu dans différents modèles. Donc on peut assez rapidement se dire, à ce moment de ce podcast, que tu dois avoir énormément de choses à transmettre par rapport au développement d'équipe. Comment tu vois les choses dans cette aventure iad ? J'ai envie de faire profiter de mon expérience, de mes connaissances, et de faire profiter de la joie, du bonheur et de l'indépendance que j'ai aujourd'hui. C'est vraiment l'indépendance qui fait son job, qui fait son métier. Pouvoir être indépendant et arriver à concilier vie de famille et vie professionnelle, c'est ça que je veux transmettre, au-delà des connaissances. Parce que ça, ça s'apprend. Qu'on soit issu du métier ou pas issu du métier, c'est bien plus facile. Facile, peut-être pas, parce qu'il y aura peut-être des choses à refaire. Les gens connaissent déjà le métier ; les choses à refaire, j'aime bien. Mais c'est donner des clés supplémentaires pour aller plus loin, plus haut, plus grand, et s'épanouir encore plus. C'est magique, parce qu'on peut se laisser penser, je ne sais pas si les gens qui nous écoutent le perçoivent, que certains font de l'immobilier aujourd'hui mais ne voient pas, selon toi, assez grand, assez loin peut-être. Et c'est quoi, toi, la vision que tu as de ton équipe, et peut-être pour ces gens-là ? La vision, c'est de se dire : aujourd'hui, on va prendre un conseiller immobilier traditionnel, derrière un bureau. C'est un conseiller qui, aujourd'hui, attend que le téléphone sonne ou que quelqu'un rentre à l'agence. C'est ce que j'ai vécu, moi, quand je suis partie de l'agence : les journées étaient longues quand tu n'as personne qui rentre et que tu n'as pas d'appels, tu t'ennuies. Tu sais comme j'aime avoir mes agendas. Ouais, c'est un peu la déprime. Et quand je vois aujourd'hui mes semaines et mes journées, en fait, j'ai tout gagné, j'ai fait le bon choix. Et quelqu'un qui n'est pas du métier, se dire : j'en ai marre d'avoir un patron, je fais mes propres choix. Parce que c'est ça, être entrepreneur, c'est se dire : moi, je pense que ce chemin-là, il est bon. Et pas qu'on te dise : ton chemin, il est là, tu dois faire comme ça. Ce sont deux choses différentes. Ce côté de se dire : on fait des choix, peut-être les mauvais, mais bien souvent les bons, on apprend et on avance. Et cette liberté de travailler de là où on veut. Parce que ce qui est fort aussi chez iad, c'est qu'on peut travailler à Aix-en-Provence, comme je le fais, mais là, aujourd'hui, on est en région parisienne, je peux le faire, et demain je suis en vacances sur une plage sous les cocotiers, je peux le faire aussi. Donc la vision, elle va être là. C'est-à-dire se dire : aujourd'hui, tu t'ennuies, tu t'emmerdes, je ne sais pas si j'ai le droit de le dire, mais bon, je le dis, derrière ton bureau, derrière ton écran, avec ton chef qui va te dire : tu fais ci, tu fais ça. Et toi, tu dis : mais non, ce n'est pas comme ça qu'il faut le faire. Moi, je me vois sous le cocotier avec mon ordi, les doigts de pieds en éventail. Attends, je prends une pause, il fait trop chaud, je vais me baigner. En fait, c'est ça l'image, c'est ça ma vision : faire ce que je veux, quand je veux, où je veux. Bosser fort, mais aussi avoir tes temps de détente, tes temps de repos, et avoir la sensation que toute la charge de travail que tu produis au quotidien te permet d'accomplir des projets de vie personnelle. C'est ça, ta vision. Et aujourd'hui, donc, rentrer dans ton équipe, être accompagné par Céline, concrètement, si tu peux nous donner du concret : comment tu vas faire réussir les autres ? Comme tu disais, il y a deux profils : le profil de quelqu'un qui est en reconversion, et le profil de quelqu'un qui est déjà dans le monde de l'immobilier. Comment tu vas les faire réussir selon le projet qu'eux ils ont ? C'est ça, c'est déjà ça. On va partir de leur projet : quels sont leurs besoins, quelles sont leurs attentes. Et là, on va travailler par paliers, pour savoir comment faire, où aller, comment y aller. Et là, je vais être là, en fait, pour donner les clés, déverrouiller, et faire grandir et envoler. Donc déverrouiller et faire grandir sur la partie immobilière, et faire grandir et déverrouiller aussi sur la partie vision : vision entrepreneuriale et vision de vie. Parce que tu me l'as déjà partagé : ce qui peut t'agacer, si on peut employer ce mot, c'est que certains ne voient pas assez grand. Ouais. Il ne faut jamais se limiter. Tu crois qu'avec un modèle comme le modèle iad, on peut voir grand ? Ce n'est pas « je pense », c'est : on voit grand. Une chose que j'ai apprise au tout début, quand je suis arrivée chez iad, on m'a appris ce que c'était que la vision. J'en avais une à cette époque-là. Quand je suis revenue avec toi, j'en avais une, et aujourd'hui elle a encore évolué, parce qu'elle grandit, elle évolue, et on va aller chercher plus loin, parce que ce qu'on voulait, on l'a atteint. Donc il faut la modifier pour aller encore plus loin. En fait, il n'y a pas de limites. Le modèle aujourd'hui, les outils, la formation, tout le concept, en fait, te permet d'aller chercher tes projets de vie. C'est la finalité pour toi, plus qu'un métier ? Non mais je ne travaille pas, moi ! Non mais c'est vrai ! Je le dis souvent, même si dans ma famille on me dit : en fait, arrête, là. Ben non, je n'ai pas l'impression de travailler. Trop bien. On sent du kif, on sent du bonheur, on sent de l'épanouissement. Et puis c'est vrai que tu es rayonnante. Je trouve ça génial, parce qu'en plus tu t'es encore formée dernièrement, sur des sujets que tu ne maîtrisais pas. Tu vas plus loin, tu te dépasses en permanence, et c'est un vrai plaisir, en tout cas, d'observer ça, de t'accompagner dans ça. C'est un vrai kif. J'ai pris beaucoup de plaisir. On est sur la fin, ça va très vite de vivre ce podcast avec toi. Je vais te donner le mot de la fin dans quelques minutes, sur un message, sur un sujet que tu aimerais partager. Tu as le mot de la fin, Céline ? C'est à toi. Il faut croire en soi et il ne faut jamais douter. Il faut avancer et toujours se dire : je vais y arriver. Non : j'y suis. Parce qu'en fait, il ne faut pas regarder derrière. Il faut enlever ses peurs, ses craintes, il faut les laisser derrière et avancer. La preuve, c'est ce que j'ai fait. Trop bien. Il faut regarder dans le pare-brise et pas dans le rétro. Merci. Merci à toi, à bientôt.

L'essentiel en 30 secondes

Timide, sans BTS en poche, Céline Tixier a débuté en 2005 dans une agence familiale de Chalon-sur-Saône. Installée à Aix-en-Provence en 2010, elle a tout connu : grand groupe, direction de trois agences, poste de directrice commerciale, réseau iad, association en agence. Depuis deux ans et demi, elle est revenue chez iad avec Yoann Guay et veut transmettre à son équipe l'indépendance qu'elle y a trouvée.

Vingt ans de métier, tous les modèles : agence familiale, grand groupe, direction commerciale, réseau de mandataires, association. Céline Tixier, conseillère iad à Aix-en-Provence, raconte ce parcours dans l’épisode « Bien conseillé » que vous pouvez regarder ci-dessous ; en voici l’essentiel, dans ses mots.

Une timide qui choisit la vente

Céline vient de Saône-et-Loire, de Montceau-les-Mines, et a fait ses études à Chalon-sur-Saône. Son bac pro vente représentation, elle ne l’a « pas choisi par hasard, parce que j’étais très timide ». Le but : « dépasser cette peur d’aller au contact des gens, de discuter, quelque chose que moi-même je n’arrivais pas à faire ».

Après le bac, pas question de faire « comme tout le monde ». Vendeuse dans les magasins de sa famille, elle repère une formation pour adultes au Greta : le BTS professions immobilières. « Je me suis dit : ça, ça pourrait plus me ressembler. » Elle le suit en étant maman et en travaillant, et le manque de quelques points. « Le fait de ne pas avoir le BTS, aujourd’hui, je sais que ce n’est pas grave. »

2005 : l’agence familiale de Chalon-sur-Saône

C’est en achetant une maison avec son mari que tout bascule : la patronne de la petite agence qui leur fait visiter lui propose de la rejoindre. Céline démarre « dans une petite agence de quartier, en plein cœur de Chalon-sur-Saône, une agence familiale » : deux négociateurs, une secrétaire et la patronne. « J’avais les connaissances de base du BTS, mais ce n’est pas ça qui m’aidait, c’était son accompagnement. Elle m’a aidée à grandir, à avancer et à performer. » En sept ou huit mois, elle sort de l’avance sur commission. C’était en 2005.

Aix-en-Provence, le groupe, puis les tableaux

Après la région grenobloise et Dijon, au gré des mutations de son mari, la famille s’installe à Aix-en-Provence en 2010. Céline est recrutée par une grosse structure aixoise et rattachée à l’agence de Puyricard, « qu’il fallait redémarrer. Les négos étaient partis, j’ai dû tout reprendre. »

Puis le groupe est racheté. « Là, en fait, ce n’était plus le métier de conseiller. On m’a dit : tu es responsable d’agence de trois agences, tu dois te débrouiller. Et moi, je ne me retrouvais pas, parce que je ne faisais que des réunions, des tableaux, je n’étais plus avec mes clients. » Elle part, devient directrice commerciale pendant un an et demi, sans plaisir.

Le saut vers l’indépendance

Une ancienne collègue, de retour de Lyon, lui parle d’iad. Première réaction : « Moi, indépendante ? Non, non, j’ai ma maison, mes enfants, je ne suis pas capable. Moi, j’ai toujours été salariée, je ne peux pas. » Ce sont son mari et ses enfants qui la poussent : « Vas-y, c’est ton métier, ça te colle à la peau, tu es tellement bien et heureuse quand tu le fais. »

Cette première expérience iad dure un peu plus de deux ans. « Je m’éclatais, j’ai créé mon réseau, je suis repartie de zéro. » Mais il manque quelque chose : « J’étais toute seule. » Un ancien collègue lui propose alors de s’associer dans l’agence qu’il relance à Puyricard. Cinq ans de travail en commun, et une leçon : « Entrepreneur, oui ; associée, non. Quand on s’associe, il faut s’associer avec les bonnes personnes, et quand on est trop nombreux, on a des points divergents et ça ne colle pas. »

Le retour chez iad, « un choix de raison »

Elle quitte l’agence « très abattue ». « Je suis dans une galère, il va falloir que tu rebondisses, cocotte. » Elle appelle Yoann Guay, chez iad, va aussi voir un autre réseau, et tranche : « Il y a eu le choix de raison, de se dire : j’ai vécu une première expérience qui, pour moi, est un échec par rapport à l’accompagnement et à la vie d’équipe. Donc celle-ci, il ne va pas falloir la foirer. »

Avec Yoann, « on a pris le temps. On a bien vérifié si on allait être compatibles ensemble. » C’était il y a deux ans et demi. Depuis : « Quand je vois aujourd’hui mes semaines et mes journées, en fait, j’ai tout gagné, j’ai fait le bon choix. » Et même : « Je n’ai pas l’impression de travailler. »

Ce qu’elle veut transmettre à son équipe

Céline développe aujourd’hui une équipe. « J’ai envie de faire profiter de mon expérience, de mes connaissances, et de faire profiter de la joie, du bonheur et de l’indépendance que j’ai aujourd’hui. » Aux conseillers d’agence qui s’ennuient en attendant que le téléphone sonne, comme à ceux qui en ont assez d’avoir un patron : « Pouvoir être indépendant et arriver à concilier vie de famille et vie professionnelle, c’est ça que je veux transmettre, au-delà des connaissances. »

Concrètement, en reconversion ou déjà du métier, « on va partir de leur projet : quels sont leurs besoins, quelles sont leurs attentes. Et là, on va travailler par paliers. » Son rôle : « donner les clés, déverrouiller, et faire grandir et envoler », sur l’immobilier comme sur « la vision entrepreneuriale et la vision de vie ». Car ce qui l’agace, c’est que certains ne voient pas assez grand. « Il n’y a pas de limites. »

Son mot de la fin tient en trois phrases : « Il faut croire en soi et il ne faut jamais douter. Il faut avancer et toujours se dire : je vais y arriver. Non : j’y suis. »

Ce qu'il faut retenir

  • ✓Bac pro vente choisi pour vaincre sa timidité ; BTS professions immobilières suivi au Greta, manqué à quelques points.
  • ✓Première agence en 2005 à Chalon-sur-Saône : cinq ans dans une petite structure familiale, formée par sa patronne.
  • ✓Arrivée à Aix-en-Provence en 2010 : redémarrage d'une agence, puis responsable de trois agences après un rachat, puis directrice commerciale.
  • ✓Une première expérience iad d'un peu plus de deux ans, puis cinq ans comme associée en agence : « entrepreneur, oui ; associée, non ».
  • ✓Retour chez iad il y a deux ans et demi, après avoir vérifié la compatibilité avec son parrain Yoann Guay.
  • ✓Son accompagnement : partir du projet de chacun, travailler par paliers, donner les clés et faire grandir.

Questions fréquentes

Peut-on réussir dans l'immobilier en étant timide et sans diplôme ?

C'est le parcours de Céline Tixier : très timide, elle a choisi la vente pour dépasser cette peur et n'a pas obtenu son BTS professions immobilières, à quelques points près. Vingt ans plus tard, elle estime que ce qui compte, c'est l'accompagnement et le terrain.

Pourquoi Céline Tixier a-t-elle quitté l'agence pour le réseau iad ?

Après un rachat, son poste s'était transformé en gestion de trois agences, entre réunions et tableaux, loin des clients. Une ancienne collègue lui a fait découvrir iad ; sa famille l'a encouragée à franchir le pas de l'indépendance malgré ses craintes.

Comment Céline Tixier accompagne-t-elle un nouveau conseiller ?

Elle part de son projet, de ses besoins et de ses attentes, puis avance par paliers, qu'il soit en reconversion ou déjà professionnel de l'immobilier. Son objectif : donner les clés, sur le métier comme sur la vision entrepreneuriale et la vision de vie.

À lire aussi