Interview

Carole Triconnet : quinze ans dans les RH, puis conseillère iad

Par Carole Triconnet · Chauconin-Neufmontiers · 5 min de lecture · 26 octobre 2026

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Carole Triconet, conseillère immobilier IAD : 15 ans dans les RH, puis le saut vers l'immobilier
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Pour moi, cette histoire commence très loin du monde de l'immobilier. Elle pourrait vous ressembler, et c'est sûrement l'histoire de l'invitée que j'ai aujourd'hui dans mon podcast. Dans son podcast : c'est ton podcast, Carole. Bienvenue dans ton podcast. On va vivre un petit temps ensemble de discussion. Les caméras n'existent pas. Le micro, on ne peut pas dire qu'il n'existe pas, parce que tout le monde le voit. Donc tu vas pouvoir dans quelques secondes te présenter, parce que beaucoup ne te connaissent pas assez, et c'est bien dommage, moi je peux te le dire. Comment tu t'appelles, d'où tu viens et quel est ton parcours ? Merci Yoann. Je m'appelle Carole Triconnet. J'étais dans les ressources humaines et l'insertion professionnelle pendant quinze ans, dans une boîte connue, je crois. Oui, c'est ça. C'était un métier passionnant, où j'ai adoré aider les gens dans leur projet de vie. Et j'avais envie de faire autre chose, j'avais envie de travailler dans un autre domaine. D'où l'immobilier ensuite. Et quand tu dis « j'ai eu envie de faire autre chose », qu'est-ce qui a créé le déclic de cette envie ? Il y a eu un événement marquant, une prise de conscience ? Comment tu l'expliques, toi ? On va dire que j'avais fait le tour de mon activité, et j'avais envie d'avoir une activité qui correspondait mieux à mes valeurs. Et j'avais besoin de plus de liberté aussi : liberté d'action, en cohérence avec ce que je souhaitais faire. Ce sont des choses importantes pour toi. On va aborder après ton métier de conseillère immobilier, on parlera sûrement un petit peu de développement, parce que je ne sais pas si tu as un projet de développement d'équipe à un moment. Mais on peut quand même se laisser penser que quinze ans dans les RH, dans une boîte qui commençait à l'époque par un P et qui finissait par « emploi », c'était assez différent du métier de conseiller immobilier. Quelles sont tes valeurs de travail aujourd'hui ? Aujourd'hui, j'aime travailler en adéquation avec mes valeurs : le respect, déjà, c'est hyper important pour moi, l'écoute et la bienveillance. Ce sont des choses qui sont très importantes, et je pense que c'est beaucoup plus fluide dans notre activité et dans l'énergie que l'on va déployer quand ça se passe comme ça. Et ça, ça me manquait. J'avais besoin, en plus, de découvrir une autre activité. L'immobilier me plaisait depuis très longtemps, et donc il fallait sauter le pas. Je pense qu'on n'a pas les mêmes envies à 20 ans non plus qu'à 40 ans passés, et on a envie de faire autre chose. Est-ce qu'on peut se dire que tu as presque risqué de passer à côté de cette aventure immobilière ? Parce qu'autour de toi, est-ce qu'on t'a encouragée ? Est-ce qu'on t'a prise pour une folle à l'époque ? Ça aurait pu te faire passer à côté de cette aventure. Bien sûr. Je pense qu'il faut du courage pour prendre ce genre de décision et aller dans l'entrepreneuriat. Après, évidemment, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Je validais moi-même les projets des gens, avant, dans leur projet professionnel. Donc j'ai fait mon propre parcours pour en arriver là. J'avais la sécurité de l'emploi, donc ça a été un saut énorme. Mais c'était là. Et je pense qu'à un moment donné, il faut savoir s'écouter, et puis aller de l'avant. À partir du moment où on est bien entouré, bien formé, et qu'il y a vraiment une belle entité autour, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Il faut y aller. Là, tu emploies un mot qui, je le sais, est cher pour toi : le mot formation. C'est quelque chose qui t'a attirée dans le modèle iad ? La partie formation, complètement. Comme j'étais complètement novice dans l'immobilier, pour moi, c'était trop important. On avait des gros projets dans les mains pour les clients, donc il n'était pas question que je sois formée à moitié. J'ai vraiment cherché le modèle, le réseau qui me permettait ça, pour pouvoir avoir une formation complète et aider au mieux mes clients. Concrètement, en pratique, pour ceux qui nous écoutent ou qui nous voient, comment tu as mis en place, comment tu as mangé de la formation dans le modèle iad ? Comment ça se passe ? C'est très intéressant, parce qu'on a déjà la formation : des modules de formation qui sont totalement complets, d'ailleurs, et qui nous sont même enviés par certains confrères. J'ai été surprise, parce qu'il y a des confrères qui sont ensuite arrivés chez iad et qui m'ont fait cette remarque, en disant : « C'est incroyable, la chance que vous avez chez iad à ce niveau-là. » Et puis ensuite, en tant que maman, parce que c'est vrai que je ne me suis pas présentée là-dessus, mais j'ai aussi deux enfants. L'avantage du système iad, c'est qu'on a des formations validées par la loi ALUR, qui encadre l'immobilier, et que l'on peut faire même le soir, quand les enfants sont couchés. On peut adapter son temps, et ça, c'est très important pour pouvoir être formée pleinement. Et puis après, les réunions d'équipe, et évidemment l'échange avec les collègues qui étaient là depuis plus longtemps, pour s'enrichir et avancer. Super ! Est-ce que tu es heureuse en tant que conseillère immobilier ? Est-ce que cette expérience et ce métier ont répondu à tes attentes ? Oui, totalement. Franchement, ça m'a épanouie pleinement. Déjà, ça m'a permis d'évoluer, ça m'a permis d'apprendre plein de choses, tant dans l'entrepreneuriat que dans la relation client. Et le côté technique aussi : j'aime bien le côté technique dans l'immobilier, du bâtiment, etc. On n'est pas professionnels du bâtiment, mais ça nous permet d'apprendre pas mal de choses. Et puis cette liberté de pouvoir avoir des clients qui nous correspondent, c'est fluide, c'est très important. Et puis ce sont quand même des projets de vie, donc on les accompagne dans les moments heureux ou malheureux. J'ai envie de dire que j'aime faire les deux, parce que moi, ce qui me drive, c'est l'empathie, l'écoute, la bienveillance, le sourire. J'ai envie de travailler comme ça, et c'est ce qui me permet de le faire dans les deux cas : soit en les rassurant, soit en les amenant vers de beaux projets. Le sourire, voir les coups de cœur et les étoiles dans les yeux des clients, il n'y a rien de plus beau. C'est merveilleux ! Est-ce que tu es fière de ton parcours ? Fière, je ne sais pas si on peut dire fière. Je pense qu'en tout cas, ça m'a montré le courage qu'on peut avoir en soi, l'audace aussi d'y aller, et se dire que finalement, on n'a rien sans rien. Donc je pense qu'il faut oser, avec des sécurités. Moi, je suis quelqu'un de très posé, donc je ne fais pas n'importe quoi, surtout quand on a une famille : ça engage. Mais à partir du moment où on met les parachutes et que tout est mis en place, il n'y a pas de raison. Oui, je suis heureuse de l'avoir fait. Et si je n'avais pas osé, si je n'avais pas pris ce risque, je n'en serais pas là. Et justement, qu'est-ce que cette aventure et ce nouveau métier ont changé en toi ? Peut-être dans ta manière de penser, d'être, d'agir. Qu'est-ce que ça a changé en Carole, cette aventure que tu as épousée depuis quelques années maintenant ? Un collègue avec qui tu étais à l'époque, qu'est-ce qu'il dirait de Carole ? Alors, pour revoir d'anciens collègues, ils disent que je suis extrêmement épanouie. Je pense que ça se voit, tout simplement. Et puis je pense que ça aide aussi sur la confiance en soi, parce qu'on est tous un peu comme ça, à avoir besoin de trouver plus de confiance en soi, et ça apporte ça. Et puis se dire que finalement, on peut changer de métier. Aujourd'hui, il y a plein de gens qui ont peur de ça, qui ont peur de partir dans l'entrepreneuriat, etc. Alors qu'en fait, c'est possible quand il y a vraiment tout le module qui est là pour tout préparer, de la création d'entreprise jusqu'au bout. Il n'y a pas de raison que ça se passe mal, il faut juste bien faire. Tu trouves qu'aujourd'hui, le modèle dans lequel tu es est sécurisant pour créer son entreprise et exercer le métier de conseiller immobilier ? Ah oui, complètement ! Je trouve qu'on a tous les outils pour nous aider à ce niveau-là. Et puis on a aussi notre coach. C'est hyper important d'avoir quelqu'un, un expert qui est là depuis très longtemps et qui répond à toutes les questions subsidiaires que l'on peut avoir. Et si on parlait un peu d'immobilier ? Tu es en estimation, tu rentres dans un bien : qu'est-ce que tu regardes en premier ? Quels sont vraiment les éléments importants pour toi ? Ça peut paraître bizarre, mais moi, je regarde l'énergie qu'il y a dans le lieu. L'énergie, comment est construite la maison. Mais surtout, je me projette rapidement sur qui serait attiré par ce bien-là, parce qu'en fait, tout peut se vendre, mais il faut une stratégie vraiment adaptée à chaque bien. Ça, c'est très important. Et puis ensuite, bien sûr, ce que veulent faire les gens, et avancer à ce niveau-là. La déco, tout ça, c'est peut-être un peu le côté cliché féminin, mais je pense que c'est important. Je suis très home staging aussi. Tu t'imprègnes, on va dire, du bien et des personnes que tu as en face de toi. Et j'aime utiliser le home staging, la vidéo, toutes ces choses qui permettent, parce qu'aujourd'hui, les gens ont souvent du mal à se projeter, de pouvoir les aider à se projeter, et à voir le renouveau que ce bien peut avoir demain. Justement, avant qu'il change demain, souvent, nous, les conseillers immobiliers, on a une discussion, dans 90 % des cas, et ce n'est peut-être pas la bonne stat, mais on va parler de prix à un moment. Et tu le sais, il est assez régulier que les vendeurs ne soient pas forcément d'accord avec le prix du conseiller immobilier. Comment tu leur annonces ça, et quelle est ta posture ? Pour moi, c'est assez fluide, parce qu'en fait, je veux faire du qualitatif plus que du quantitatif. On a deux solutions dans l'immobilier, on le sait, et c'est ok, chacun fait comme il veut, mais moi, c'est ma manière de vouloir travailler, et j'ai cette liberté de pouvoir faire comme ça. Donc moi, je n'ai pas de problème. En fait, j'ai besoin d'être honnête, parce que je ne suis pas commerciale dans l'âme. J'ai besoin d'être honnête avec les gens et de pouvoir leur dire. Aujourd'hui, on a tellement d'outils qui nous permettent de croiser les données, les ventes, les notaires, etc., et de voir à combien ça peut vraiment être estimé. On pourrait en parler pendant des heures, mais c'est vraiment un travail de plusieurs heures, avec beaucoup d'outils. Ça permet d'expliquer aux gens pourquoi j'en arrive à ce prix-là, avec une fourchette, bien sûr, parce qu'on n'a pas la science exacte, mais ça permet quand même d'être le plus précis possible et de les accompagner. En général, franchement, il n'y a pas de souci. Les gens comprennent, après tout le travail fourni, tout ce qu'on leur met sous les yeux et les comparatifs, que c'est ce prix-là, et c'est ok. En général, ça se passe bien et on peut travailler dans de bonnes conditions. Mais je ne suis pas là pour mentir aux gens, parce que leur projet est trop important. Donc s'ils veulent être trop haut, je préfère leur dire que ce ne sera pas avec moi. Parce que vu le marché actuellement, et vu les taux qui montent, s'ils ne vendent pas au prix, ils le vendront beaucoup moins cher après, et ce n'est pas ce que je veux pour eux. Une petite dernière question immobilier, parce que j'ai bien l'impression que tu connais ton métier, donc j'en profite. Et puis après, on parle un petit peu de développement, parce que je me suis laissé penser que ça pouvait être tes projets avec l'aventure iad. Comment on reconnaît aujourd'hui, en 2026, un acquéreur motivé ? Très bonne question. Un acquéreur motivé, c'est déjà quelqu'un qui va être réactif, qui va accepter de se laisser un petit peu accompagner, d'avoir des conseils, comme le fait de vérifier son financement. C'est vraiment la base, en fait, parce que sinon, il va s'épuiser. Des fois, ils ont aussi des bonnes surprises : ils pensent pouvoir emprunter moins. On peut même passer ce message : si vous, qui nous regardez ou qui nous entendez, êtes à la recherche d'un bien immobilier, numéro un, validez votre financement. Sinon, n'appelez pas Carole Triconnet. Je suis hyper carrée. C'est la base, de bien vérifier ça. Ensuite, l'acquéreur, c'est important, parce que des fois, c'est un premier achat. Donc le guide, c'est nous, avec notre questionnement, pour bien voir ce qu'il recherche, parce que parfois, il y a une petite nuance entre ce qu'il pense rechercher et ce qu'il cherche vraiment. Et puis ensuite, on le voit, les gens motivés sont très heureux qu'on puisse leur donner des conseils, avec un courtier expérimenté, et ensuite d'aller faire des visites. Ça se passe bien, il n'y a pas de raison. Cool. Il y a quand même une dernière question, parce que je parlais de la satisfaction de tes vendeurs. Ça fait combien de temps maintenant que tu exerces le métier ? Plus de trois ans. Comment ça va, les recommandations ? Ça se passe bien ? Oui, ça se passe bien. C'est ta principale source d'acquisition de clients vendeurs ? Oui, c'est beaucoup le bouche-à-oreille pour moi, parce que j'ai des clients qui sont contents de mon travail et qui, du coup, le disent autour d'eux. Je fonctionne beaucoup comme ça. En plus, j'apprécie cette manière de faire, parce qu'encore une fois, on reparle de valeurs, et on en parle beaucoup dans l'immobilier. Souvent, j'ai des clients dont les amis vont avoir les mêmes valeurs, du coup ça va bien matcher également, et c'est fluide, donc c'est appréciable. Et puis c'est appréciable d'avoir aidé quelqu'un à acheter ou vendre, et de se dire que maintenant, on aide son frère, son père. C'est sympa, c'est une aventure humaine avant tout. C'est ça que j'aime. On parle de développement, alors. Quand on a acquis tout ce que tu as acquis, plus ton expérience d'avant dans les RH, la gestion de projet professionnel des autres, je me laisse penser qu'on doit avoir envie de transmettre ça et de construire sa propre famille dans le modèle iad. Qu'est-ce que tu peux nous dire sur ça ? Oui, c'est vraiment une vraie envie pour moi, parce que j'ai trouvé jusqu'ici cette aventure incroyable. Et du coup, c'est important pour moi de redonner cette chance. En fait, j'ai une chance énorme qu'on m'ait transmis tout ça. J'ai envie aujourd'hui de mettre cette énergie pour d'autres personnes, de leur montrer que c'est tout à fait possible, avec du travail, bien sûr, avec du sérieux et de l'énergie. Mais à partir du moment où ils ont tout ça, il n'y a pas de raison, en fait. Donc j'ai vraiment envie de montrer à d'autres personnes que c'est possible. On n'est pas obligé de subir un métier toute sa vie. On est sur les dernières questions, ça passe vite. Quels sont les profils de personnes que tu aimerais avoir dans ton équipe et accompagner ? Je pense que c'est un piège, finalement, de se fixer des profils, parce qu'on se rend compte, par la richesse du réseau, qu'il peut y avoir vraiment des profils totalement différents, et pas le cliché de quelqu'un de commercial, pas forcément. Après, j'ai surtout envie d'avoir des gens qui ont les mêmes valeurs que moi. C'est hyper important, parce qu'au-delà de les aider à développer leur activité, moi, j'ai envie de créer une équipe, j'ai envie de créer quelque chose de chaleureux, avec confiance. Je veux des gens avec qui il y a vraiment une synergie avec moi. Chacun aura sa personnalité, bien sûr, mais pour que ça se passe bien. Donc en fait, des gens justes, sérieux, courageux, et qui ont envie de s'éclater dans une nouvelle aventure. Je suis sûr qu'il y a des gens qui vont se reconnaître. Ce qui est assez puissant, ce qu'on ressent dans ce temps qu'on passe ensemble, c'est que ta vision est claire : tu sais ce que tu veux sur la partie immobilière, avec qui tu as envie de travailler, de la manière dont tu as envie de travailler. C'est aussi très clair sur la partie développement. Et on le sait dans notre modèle, mais je dirais dans l'entrepreneuriat de manière générale : à partir du moment où la vision est claire et nette, la question n'est pas de savoir si elle va arriver. Si on travaille sur cette vision en permanence, à un moment, elle se créera. On ne peut pas travailler sur ses objectifs tous les jours sans que les résultats arrivent. Donc je me laisse penser que ça va arriver pour toi. En tout cas, sur la partie immobilière, ça va continuer. Et sur la partie développement, je suis certain qu'il y aura des gens qui se reconnaîtront dans ce qu'on s'est partagé aujourd'hui et qui auront envie de prendre contact avec toi. Moi, je voulais dire que j'étais très fier de partager ce temps-là, cette aventure avec toi, et j'espère que les années qui arrivent seront encore plus belles. Merci à toi, c'est réciproque. C'était bien, ce podcast, c'était génial ! Tu as kiffé, toi qui avais peur ? Oui, j'avais peur, mais ça passe vite. Si on se disait que quand ça fait peur, ça veut dire qu'on va grandir ? Exactement. On a grandi ensemble, alors. Merci beaucoup, Yoann.

L'essentiel en 30 secondes

Après quinze ans dans les ressources humaines et l'insertion professionnelle, Carole Triconnet a quitté la sécurité de l'emploi pour devenir conseillère immobilier iad, à Chauconin-Neufmontiers, près de Meaux. Trois ans plus tard, elle travaille surtout par bouche-à-oreille, estime les biens avec honnêteté et prépare la création de sa propre équipe.

« Pour moi, cette histoire commence très loin du monde de l’immobilier. » C’est ainsi que s’ouvre l’épisode de « Bien conseillé » consacré à Carole Triconnet, conseillère immobilier iad à Chauconin-Neufmontiers, en Seine-et-Marne. Quinze ans dans les ressources humaines, un saut dans l’entrepreneuriat, et une façon de travailler construite sur ses valeurs : voici son parcours, dans ses mots.

Quinze ans à accompagner les projets des autres

« J’étais dans les ressources humaines et l’insertion professionnelle pendant quinze ans. » Un métier qu’elle décrit comme passionnant, « où j’ai adoré aider les gens dans leur projet de vie ». Mais au bout de quinze ans, le tour est fait : « J’avais envie d’avoir une activité qui correspondait mieux à mes valeurs. Et j’avais besoin de plus de liberté aussi : liberté d’action, en cohérence avec ce que je souhaitais faire. »

L’immobilier lui plaisait depuis longtemps. « Il fallait sauter le pas. Je pense qu’on n’a pas les mêmes envies à 20 ans non plus qu’à 40 ans passés, et on a envie de faire autre chose. »

Un saut énorme, mais préparé

Carole ne cache pas ce que la décision a coûté : « J’avais la sécurité de l’emploi, donc ça a été un saut énorme. » Elle qui validait les projets professionnels des autres a fait son propre parcours avant de se lancer. « Je pense qu’à un moment donné, il faut savoir s’écouter, et puis aller de l’avant. »

Fière ? Elle préfère parler de courage et d’audace. « Je pense qu’il faut oser, avec des sécurités. Moi, je suis quelqu’un de très posé, donc je ne fais pas n’importe quoi, surtout quand on a une famille. Mais à partir du moment où on met les parachutes et que tout est mis en place, il n’y a pas de raison. »

La formation, décisive dans le choix d’iad

Novice en immobilier, Carole a cherché le réseau qui la formerait complètement. « On avait des gros projets dans les mains pour les clients, donc il n’était pas question que je sois formée à moitié. » Elle cite des modules complets, « qui nous sont même enviés par certains confrères », validés par la loi ALUR, et qu’elle a pu suivre le soir, une fois ses deux enfants couchés. Puis les réunions d’équipe, les échanges avec les collègues plus anciens, et un coach : « C’est hyper important d’avoir quelqu’un, un expert qui est là depuis très longtemps et qui répond à toutes les questions subsidiaires que l’on peut avoir. »

Le résultat ? « Franchement, ça m’a épanouie pleinement. » Ses anciens collègues le lui disent, et elle y voit aussi un gain de confiance en soi. « Aujourd’hui, il y a plein de gens qui ont peur de partir dans l’entrepreneuriat. Alors qu’en fait, c’est possible. »

En estimation : l’énergie du lieu, puis une stratégie par bien

Quand elle entre dans un bien à estimer, Carole regarde d’abord quelque chose d’inattendu. « Ça peut paraître bizarre, mais moi, je regarde l’énergie qu’il y a dans le lieu. » Puis elle se projette : à qui ce bien plairait-il ? « Tout peut se vendre, mais il faut une stratégie vraiment adaptée à chaque bien. » Elle s’appuie sur le home staging et la vidéo, « parce qu’aujourd’hui, les gens ont souvent du mal à se projeter ».

Sur le prix, sa ligne est claire. « Je veux faire du qualitatif plus que du quantitatif. » Elle croise les données de ventes et les comparatifs, un travail de plusieurs heures, pour expliquer au vendeur comment elle arrive à une fourchette. Et si le vendeur veut plus ? « Je ne suis pas là pour mentir aux gens, parce que leur projet est trop important. Donc s’ils veulent être trop haut, je préfère leur dire que ce ne sera pas avec moi. » Sa raison : sur le marché actuel, un bien qui ne se vend pas au prix se vendra beaucoup moins cher plus tard.

Aux acheteurs : le financement d’abord

Un acquéreur motivé, selon Carole, « c’est déjà quelqu’un qui va être réactif, qui va accepter de se laisser un petit peu accompagner », à commencer par la vérification de son financement. « C’est vraiment la base, en fait, parce que sinon, il va s’épuiser. » Son message est sans détour : « Si vous êtes à la recherche d’un bien immobilier, numéro un, validez votre financement. » Ensuite, elle guide l’acheteur par ses questions, « parce que parfois, il y a une petite nuance entre ce qu’il pense rechercher et ce qu’il cherche vraiment ».

Le bouche-à-oreille, une aventure humaine

Après plus de trois ans de métier, ses clients vendeurs viennent surtout de recommandations. « J’ai des clients qui sont contents de mon travail et qui, du coup, le disent autour d’eux. » Elle y voit une cohérence : les amis de ses clients partagent souvent leurs valeurs, « donc ça va bien matcher ». « C’est appréciable d’avoir aidé quelqu’un à acheter ou vendre, et de se dire que maintenant, on aide son frère, son père. C’est une aventure humaine avant tout. »

Transmettre à son tour

Son prochain projet : une équipe. « J’ai une chance énorme qu’on m’ait transmis tout ça. J’ai envie aujourd’hui de mettre cette énergie pour d’autres personnes, de leur montrer que c’est tout à fait possible, avec du travail, bien sûr, avec du sérieux et de l’énergie. » Pas de profil type, « parce qu’on se rend compte, par la richesse du réseau, qu’il peut y avoir vraiment des profils totalement différents ». Mais une exigence : des valeurs communes, pour « créer quelque chose de chaleureux, avec confiance », avec « des gens justes, sérieux, courageux, et qui ont envie de s’éclater dans une nouvelle aventure ».

Et une conviction, qui résume son parcours : « On n’est pas obligé de subir un métier toute sa vie. »

Ce qu'il faut retenir

  • ✓Quinze ans dans les RH et l'insertion professionnelle avant l'immobilier ; le déclic : des valeurs et de la liberté.
  • ✓Un saut préparé : « Il faut oser, avec des sécurités. » La formation complète d'iad a été décisive pour une novice.
  • ✓En estimation, elle regarde l'énergie du lieu et cherche qui serait attiré par le bien : une stratégie par bien, home staging et vidéo.
  • ✓Elle refuse un prix trop haut : « Je préfère leur dire que ce ne sera pas avec moi. »
  • ✓Aux acheteurs : valider son financement avant tout, c'est la base.
  • ✓Plus de trois ans de métier, des clients qui viennent du bouche-à-oreille, et un projet d'équipe fondé sur des valeurs communes.

Questions fréquentes

Peut-on devenir conseiller immobilier sans expérience dans l'immobilier ?

Oui. Carole Triconnet était totalement novice après quinze ans dans les ressources humaines. Elle a choisi iad pour sa formation complète, validée par la loi ALUR, qu'elle a suivie le soir, puis s'est appuyée sur son coach et ses collègues plus expérimentés.

Comment Carole Triconnet fixe-t-elle le prix d'un bien ?

Par un travail de plusieurs heures qui croise les données de ventes et les comparatifs, pour aboutir à une fourchette expliquée au vendeur. Si le vendeur veut partir trop haut, elle préfère ne pas prendre le mandat.

Comment reconnaître un acquéreur motivé ?

Il est réactif, accepte de se laisser accompagner et commence par vérifier son financement. Carole l'aide ensuite à préciser ce qu'il cherche vraiment, car il y a souvent une nuance entre ce qu'un acheteur pense chercher et ce qu'il cherche.