Interview

Victoria Issartel, de la CAF à conseillère iad : le choix de la résilience

Par Victoria Issartel · Le Puy-Sainte-Réparade · 5 min de lecture · 26 octobre 2026

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Victoria Issartel, conseillère immobilier IAD : de la CAF à l'immobilier, la résilience
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Il y a eu des périodes de doutes, des questions. Peut-être qu'elle n'aurait pas été là avec nous aujourd'hui si elle s'était écoutée à ce moment-là, mais elle ne l'a pas fait. Donc elle est avec nous. Victoria, salut ! Salut Yoann ! Bienvenue dans ce podcast. Tu en as déjà fait combien, de podcasts, dans ta vie ? Mais tellement ! Je ne peux plus les compter. C'est tout, promis ! Et ça fait quoi ? On est dans quel état d'esprit en démarrant un podcast vidéo ? C'est comme tout ce que j'entreprends dans la vie, en fait. Il y a plein de curiosité, plein de hâte. Et puis surtout, c'est un super exercice, donc allons-y ! Exactement ! Tu sais que c'est ton podcast ? C'est pour toi. Tu vas pouvoir passer tous tes messages, tout ce que tu as envie de nous transmettre. C'est libre de parole, donc tu peux y aller. Et on va commencer par une chose importante, parce que certaines personnes ne te connaissent pas du tout ou pas assez. Quel est ton parcours ? Moi, en fait, j'ai commencé à travailler à la sortie de mes études. J'ai commencé dans le social, je travaillais à la CAF, et je pense qu'immédiatement, ce qui m'a plu, c'était le côté humain. Donc j'ai fait ça pendant six ans, et puis à un moment donné, il y a eu un petit peu le déclic, une vraie envie de me dire : non, ce n'est pas 100 % du sens. Et donc je me suis beaucoup questionnée, j'ai vraiment fait de l'introspection, et je me suis dit : mais qu'est-ce que je peux faire qui continue à résonner par rapport à mes valeurs, mais un métier dans lequel je me sente 100 % épanouie, 100 % moi ? Parce que je n'étais pas 100 % moi dans mon ancien boulot. Et donc après, voilà, j'ai démarré l'immobilier en 2021 dans une agence, et voilà, c'est génial. C'est quand même assez fou, parce que tu es dans le métier depuis quelques années maintenant, et on se rend compte que les profils viennent de tous horizons, de tous profils différents. Est-ce que tu arriverais, aujourd'hui, je te lance un défi, à me donner un lien entre travailler à la CAF et être conseiller immobilier ? Bien sûr ! Oui, c'est le sens même de ce pour quoi je fais ce métier : c'est l'humain, les relations humaines. Et quelque part, ce qui se passait à la CAF était d'un autre niveau, mais c'était le fait de pouvoir aider les gens. Alors bien sûr que ce n'était pas dans les mêmes contextes, mais ce qui est encore plus beau dans l'immobilier, c'est que c'est pour des projets de vie. Alors des fois, des projets de vie moins sympas que d'autres, mais ça fait aussi partie de toute la richesse de ce métier. Et donc oui, des liens, il y en a plein. Mais la valeur la plus forte qui ressort, encore une fois, c'est l'humain. Et donc c'est chouette. Et comment ça s'est passé, tes débuts ? Comment tu as démarré ? Est-ce que tu arrives encore à te souvenir de tes premiers jours ? Voilà, c'était hier. Mais déjà, quand tu annonces un petit peu à tes proches que tu pars de quelque chose qui, aux yeux du monde, paraît complètement stable, serein, solide : salariée, en plus assimilée fonctionnaire, donc bon, à la bonne place, quoi. Le soi-disant Graal qui fait que dans la société, tu es plutôt bien vue. Et donc tu annonces que là, tu fais le grand saut et que tu vas monter ta société et créer toi-même ta source de revenus. Voilà, les proches, qui somme toute ont la sensation d'être bienveillants, te disent : t'es folle ! Oui, parce que quand tu as démarré l'immobilier en 2021, tu étais dans une structure, dans une agence, mais tu étais à ton compte. Oui, ce n'était pas salarié. Non, j'étais agent co. Donc il a tout de suite fallu monter sa société, avec tout ce que ça entraîne, les démarches administratives, etc. Et ce n'est pas rien. Et au début, encore une fois, les proches pensent être bienveillants. Mais finalement, j'ai cherché du soutien, j'ai vraiment cherché du soutien, et je me suis accrochée. Je me suis dit : non, de toute façon, n'écoute pas les gens, fais-toi confiance et fonce. Et aujourd'hui, je ne regrette pas. Tu t'es tout de suite sentie à l'aise et en connexion avec ce métier ? Oui, oui, parce qu'aussi, j'ai quand même été bien formée, et puis très vite, je me suis dit : OK, je me sens à ma place. Alors il y a tout à apprendre, et puis j'apprends encore aujourd'hui, parce que chaque histoire est différente. Et puis c'est la richesse de ce métier : il y a tellement de choses à voir encore aujourd'hui. Mais oui, je me suis dit : OK, j'ai fait le bon choix. Est-ce que tu te souviens de certaines erreurs que tu as faites, et que tu pourrais nous donner aujourd'hui, qui éviteraient peut-être à certains un jour de les reproduire ? Est-ce qu'il y a des ventes qui t'ont marquée, peut-être un peu plus négativement, même si on n'aime pas parler de négatif ? Oui, des exemples, je pense que j'en aurais plein. Mais sans donner une histoire en particulier, je pense que l'erreur que j'ai faite au début, c'est de peut-être trop m'immiscer dans le projet, au point où ça m'empêchait de dormir la nuit. Parce qu'en fait, les histoires des autres, je les prenais comme si c'était mes propres histoires. Chose absolument à ne pas faire. Toutes les ventes, j'en ai été très, très souvent propriétaire, mais il en découlait très peu d'heures de sommeil. Donc l'investissement, c'est top, et il en faut, parce qu'encore une fois, on est quelque part son propre patron, et c'est important d'avoir ça en tête, surtout quand on sort d'un cadre salarié. Mais voilà, j'ai mis un petit peu de temps à apprendre que toutes les histoires n'étaient pas les miennes et que, en plus de ça, c'était contre-productif, parce que finalement, j'y mettais trop d'émotionnel, et quelque part, ça me coupait de mon rôle de professionnelle. Et c'est ce pour quoi aussi les gens font appel à nous : ce côté un petit peu neutre. Et donc ça m'arrivait des fois de ne pas l'être, à mes dépens. C'était sans forcément le vouloir, mais bien sûr. Mais si on revenait sur ton parcours ? Parce que là, on a été un peu vite, on est partis sur le métier, c'est passionnant. Donc tu es dans cette agence, tu restes combien de temps dans cette agence ? Un peu plus de cinq ans. Cinq ans, OK. Et donc après, qu'est-ce qui t'a amenée à l'aventure iad ? Des rencontres, une rencontre en particulier, qui a un petit peu fait basculer le cours de ma vie. Et puis aussi le fait d'avoir un petit peu ouvert la vision du métier en tant que tel. En fait, j'avais vraiment la tête dans le guidon dans cette agence, et je ne me rendais pas forcément compte de ce qu'il y avait à côté. Donc voilà, j'ai mûri, j'ai grandi, et j'ai aussi, par rapport à cette rencontre, regardé ce qui se passait un petit peu autour de moi. Et je me suis dit : OK, c'est top, cette expérience en agence, elle m'a apporté beaucoup de choses, de la confiance dans mon métier. Mais voilà, ce sentiment de se dire : OK, il y a quelque chose d'autre à aller chercher. Et c'est quoi d'autre, aujourd'hui ? Pour te donner du temps pour réfléchir à la réponse : qu'est-ce que tu as trouvé de différent ? Quel est l'état d'esprit que tu as développé de différent ? Peut-être même les outils, je ne sais pas. Qu'est-ce qui est différent aujourd'hui dans ta manière d'être entrepreneure et d'exercer le métier de conseillère immobilière ? En fait, tu l'as dit : c'est être entrepreneur. Parce que voilà, encore une fois, le modèle en agence, il est bien, et moi, il m'a servi pour démarrer. Mais quelque part, ce n'était pas forcément mes idées, pas forcément ma manière de fonctionner à 100 %. Donc si je dois mettre un mot derrière ça, c'est vraiment le côté indépendance. Et aujourd'hui, je suis fière d'être ma propre marque. Voilà, c'est chouette, au travers d'un réseau qui nous apporte des outils qui sont juste incroyables. Parce que c'est vraiment la force d'iad : aujourd'hui, les outils sont top et sont sans arrêt en train d'évoluer, en plus, pour aller dans le sens du conseiller. Donc je dis souvent qu'on a un véhicule : voilà, je suis montée à bord de ce véhicule, et aujourd'hui, c'est moi qui donne un petit peu la vitesse. Et c'est trop bien, parce que je conduis le véhicule à la vitesse où j'ai envie de conduire. On sent de la liberté dans ce que tu racontes. Et aujourd'hui, Victoria, quel est le profil de conseillère immobilière de Victoria ? Mon profil ? Je suis assez fière de dire que j'ai fait pas mal de ventes pour avoir suffisamment d'expérience, même si, encore une fois, il y a toujours plein de choses à apprendre, et donc je n'arrive pas en me disant que je sais tout. Mais voilà, je suis assez fière de mon parcours pour dire qu'aujourd'hui, je maîtrise mon métier, mais qu'au-delà de tout ça, j'ai développé une vraie capacité à savoir écouter les gens, leur projet, et pouvoir répondre au mieux aux besoins de mes clients. Et j'en suis plutôt fière, parce que voilà, c'est quelque chose qui ressort, ce n'est pas forcément moi qui le dis, j'ai même mis du temps à vraiment l'entendre moi-même. Mais quand on a plusieurs témoignages de personnes qui nous disent : voilà, vous avez une vraie aisance relationnelle, et puis vous nous avez écoutés, vous avez compris nos besoins, c'est trop chouette, c'est puissant. Et si j'avais un projet immobilier, moi, aujourd'hui, sur le secteur sur lequel tu exerces, pourquoi travailler avec toi ? Qu'est-ce que tu m'apporterais dans mon projet de vente de mon bien immobilier ? Déjà de l'optimisme, parce que même dans les moments les plus sombres, je trouve toujours la lumière. Ça, c'est vraiment mon côté ultra positif et optimiste. Et vraiment, ça m'a aidée, et ça aide vraiment les gens. Donc voilà, chaque problème a une solution. Et puis voilà, j'ai vraiment cette empathie, le fait que je ne lâche jamais rien, et puis de la bonne humeur quand même, ça aide. Ouais, je suis souvent de bonne humeur quand même. C'est cool, ça doit être sympa de travailler avec toi. Et quel est le moment que tu préfères dans la journée, dans ta vie de conseillère immobilière, dans ta vie d'aujourd'hui, de conseillère immobilière avec iad ? Un moment que je préfère ? Honnêtement, j'aime toutes mes journées et toutes mes semaines, parce que c'est moi qui les ai construites. Mais si je dois choisir un moment… Est-ce qu'il y a des actions ? Quelles sont tes actions préférées en tant que conseillère immobilière ? Moi, c'est aller à la rencontre des projets, c'est être aux prémices du projet. J'aime ce petit côté où on ne se connaît pas encore, mais on va faire connaissance, et vous verrez, ça va bien se passer. Donc moi, si je dois vraiment choisir un moment, c'est une action, vraiment : c'est les rendez-vous clients et la découverte des clients. Et ce côté où, au début, on ne sait pas trop comment on va prendre les choses, et j'aime aussi prendre en main, parce que parfois, les gens ne savent pas trop comment ça va se passer, un rendez-vous. Et j'adore ce côté où, voilà, ça va bien se passer, on détend, je vous explique, ça va être carré, et vous allez voir, ça va glisser. Limite, là, on vient de vivre un rendez-vous ensemble. Moi, je suis vendeur d'un bien immobilier, je viens de fermer la porte, et puis je discute avec la personne qui est à côté de moi. Qu'est-ce que tu aimerais que je raconte à la personne qui est à côté de moi par rapport au rendez-vous qu'on vient de vivre ensemble ? Alors j'adorerais que tu dises : waouh ! OK, elle sait ce qu'elle fait, elle sait ce qu'elle dit, et qu'est-ce qu'elle est sympa, en plus de ça ! Allier ces deux qualités : le côté super sympa et le côté pro, confiance. OK, je lui donne les clés de la maison, le carnet de chèques, je lui dis d'aller chercher les enfants, et tout va bien. Tu as des objectifs aujourd'hui ? Ben ouais, j'en ai, bien sûr. Donc déjà, l'idée, c'est de pouvoir, via iad, continuer à bien développer mon activité en tant que conseillère immobilière. Donc voilà, forcément, j'ai des petits objectifs un peu chiffrés. Et puis à terme, et c'est aussi la beauté et la force de ce réseau, j'aimerais avoir mon équipe. Et justement, au travers des valeurs qu'on disait, cette confiance et cette sympathie que j'aime transmettre aux clients, j'aimerais également les transmettre à mes équipes. Qu'on se dise : OK, aujourd'hui, on travaille en synergie avec quelqu'un qui est trop sympa mais professionnelle, sur qui on peut compter, qui sait ce qu'elle fait et ce qu'elle dit, qui est assise sur ses qualités et ses compétences. OK, super. Et tu parlais de compétences, de sincérité, mais là, on est plutôt sur le sujet de la compétence. Comment tu as vécu tout ce qui est formation dans le modèle iad ? Est-ce que ça a pris de la place de manière assez importante dans ton début d'activité, sachant que tu avais déjà de l'expérience et déjà du vécu, puisque tu avais même performé dans le réseau dans lequel tu étais ? Mais est-ce que tu as ressenti le besoin de continuer à te former ? Mais carrément, parce que c'est vraiment ce que je reprends depuis le début : déjà, il y a toujours à apprendre. Et en plus, j'aurais adoré justement commencer avec toutes ces formations. Je suis partie du principe qu'il ne fallait pas rester sur ce que l'on sait, sur ses acquis, etc. Et donc du coup, oui, je me suis dit : fais comme si tu repartais à zéro, et prends tout ce que tu as à apprendre. Et avec iad, c'est incroyable, parce que justement, il y a ce bagage de formation tout au long de sa vie de conseiller immo, et en plus de manager : il y a des formations pour tout le monde, tout le long de l'aventure. Donc c'est juste incroyable. C'est génial que tu parles de ça, et ça m'amène une question, peut-être une des dernières, et je te laisserai le mot de la fin après cette question. Si tu devais passer un message aux conseillers immobiliers ou aux pros de l'immobilier qui sont aujourd'hui dans un modèle différent de celui dans lequel tu exerces, pour leur donner envie d'ouvrir la fenêtre ? Parce que tout à l'heure, tu disais dans ta présentation : je ne m'étais pas encore autorisée à regarder ce qui se faisait ailleurs. Quand on regarde ailleurs, ça peut ne pas nous plaire, mais ça peut aussi nous plaire. Dans tous les cas, on monte le niveau d'information. Qu'est-ce que tu leur dirais ? Justement ça : ne restez pas forcément 100 % cantonnés à ce que vous connaissez, ouvrez-vous l'esprit, après, que ça vous plaise ou que ça ne vous plaise pas, mais ouvrez-vous l'esprit. Et juste, quand on commence à s'intéresser à ce qui se passe ailleurs, et ça a été vraiment mon cas, on ne se rend pas compte de tout ce que l'on peut avoir, en gros, tout ce que l'on a sous le pied et qu'on n'exploite pas. Et je trouve que ce qu'apporte iad, c'est qu'il y a, encore une fois, une multitude de possibilités sur les choses à envisager. On ne reste pas forcément cantonné à ce rôle de conseiller immobilier. On voit loin, en termes de rémunération aussi. Oui, tout à fait. La rémunération, pour moi, c'est un tout. Donc aujourd'hui, si j'avais un conseil : intéressez-vous aux modèles, venez voir une présentation d'opportunité d'affaires, parlez avec des personnes qui sont dans le réseau, et vous verrez que c'est incroyable. Idéalement avec la team, idéalement. En tout cas, j'étais ravi de partager ce temps avec toi. Comme je le dis souvent, si vous avez apprécié ce podcast avec Victoria, n'hésitez pas à liker ses publications, à liker ce podcast, à la demander en ami sur les réseaux. N'hésitez pas aussi à la recommander, je pense qu'elle ne dira pas non. N'hésitez pas à lui mettre des avis sur Google ou sur son site, ça lui permettra de continuer à performer dans le métier. Je vais te donner le mot de la fin, le dernier message que tu as envie de nous partager, ou sur un sujet qu'on n'aurait pas abordé. C'est ton moment à toi. Action ! Déjà, merci pour l'invitation, parce qu'encore une fois, c'est le premier exercice, et l'expérience est chouette. Et après, voilà le message que j'ai envie de faire passer. C'est même un mot : résilience. Voilà, il faut se faire confiance, il faut des fois écouter la petite voix intérieure, et pas forcément se laisser embrouiller par tous les paramètres autour, qui, encore une fois, des fois se pensent bienveillants mais ne le sont pas toujours. Il faut se faire confiance, et action ! Cool. Merci, à bientôt.

L'essentiel en 30 secondes

Six ans à la CAF, puis un déclic : Victoria Issartel démarre l'immobilier en 2021, à son compte dans une agence, malgré des proches qui la disent folle. Après un peu plus de cinq ans, une rencontre la mène chez iad, où elle revendique son indépendance et sa propre marque. Son mot d'ordre : la résilience.

Il y a eu des périodes de doutes et des questions. Si Victoria Issartel s’était écoutée à ce moment-là, elle ne serait peut-être pas conseillère immobilière aujourd’hui. Elle raconte son parcours dans l’épisode « Bien conseillé » que vous pouvez regarder ci-dessous ; en voici l’essentiel, dans ses mots.

Six ans à la CAF, puis le déclic

Victoria commence à travailler à la sortie de ses études, dans le social : « Je travaillais à la CAF, et je pense qu’immédiatement, ce qui m’a plu, c’était le côté humain. » Elle y reste six ans. Puis vient le déclic, « une vraie envie de me dire : non, ce n’est pas 100 % du sens ». Elle fait de l’introspection, cherche un métier « qui continue à résonner par rapport à mes valeurs », mais dans lequel elle se sente « 100 % épanouie, 100 % moi ». En 2021, elle démarre l’immobilier dans une agence.

Le lien entre la CAF et l’immobilier ? Elle le trouve sans hésiter : « C’est l’humain, les relations humaines. » À la CAF, il s’agissait d’aider les gens ; dans l’immobilier, « c’est pour des projets de vie. Alors des fois, des projets de vie moins sympas que d’autres, mais ça fait aussi partie de toute la richesse de ce métier. »

« T’es folle ! »

Quitter un poste stable, assimilé fonctionnaire, « le soi-disant Graal qui fait que dans la société, tu es plutôt bien vue », pour monter sa société et créer sa propre source de revenus : les proches, « qui somme toute ont la sensation d’être bienveillants », lui disent qu’elle est folle. Car dès 2021, Victoria n’est pas salariée : elle est agent commerciale, avec une société à créer et toutes les démarches qui vont avec.

« J’ai vraiment cherché du soutien, et je me suis accrochée. Je me suis dit : non, de toute façon, n’écoute pas les gens, fais-toi confiance et fonce. Et aujourd’hui, je ne regrette pas. » Bien formée, elle se sent très vite à sa place, tout en continuant d’apprendre, « parce que chaque histoire est différente ».

L’erreur des débuts : trop d’émotionnel

Interrogée sur ses erreurs, Victoria n’en cite qu’une, mais elle compte : « L’erreur que j’ai faite au début, c’est de peut-être trop m’immiscer dans le projet, au point où ça m’empêchait de dormir la nuit. Parce qu’en fait, les histoires des autres, je les prenais comme si c’était mes propres histoires. Chose absolument à ne pas faire. »

L’investissement est nécessaire quand on devient son propre patron, surtout en sortant du salariat. Mais elle a mis « un petit peu de temps à apprendre que toutes les histoires n’étaient pas les miennes », et que l’excès d’émotionnel était contre-productif : « Ça me coupait de mon rôle de professionnelle. Et c’est ce pour quoi aussi les gens font appel à nous : ce côté un petit peu neutre. »

Une rencontre, et l’envie d’indépendance

Victoria reste un peu plus de cinq ans dans cette agence. Ce qui l’amène chez iad ? « Une rencontre en particulier, qui a un petit peu fait basculer le cours de ma vie. » Elle avait « la tête dans le guidon » et ne voyait pas ce qui existait à côté. L’expérience en agence lui a apporté beaucoup, « de la confiance dans mon métier », mais elle sent qu’il y a « quelque chose d’autre à aller chercher ».

Ce quelque chose, elle le résume en un mot : « C’est vraiment le côté indépendance. Et aujourd’hui, je suis fière d’être ma propre marque. » Avec, derrière, les outils d’un réseau « qui sont top et sont sans arrêt en train d’évoluer ». Son image : « On a un véhicule. Je suis montée à bord de ce véhicule, et aujourd’hui, c’est moi qui donne un petit peu la vitesse. »

Elle a aussi choisi de reprendre la formation depuis le début, comme si elle repartait à zéro : « Il y a des formations pour tout le monde, tout le long de l’aventure. »

Écoute, optimisme et bonne humeur

Son profil de conseillère ? Assez de ventes pour maîtriser son métier, sans prétendre tout savoir, et surtout « une vraie capacité à savoir écouter les gens, leur projet ». Ce sont ses clients qui le lui disent : « Vous avez une vraie aisance relationnelle, vous nous avez écoutés, vous avez compris nos besoins. »

À un vendeur qui hésiterait à travailler avec elle, elle promet « déjà de l’optimisme, parce que même dans les moments les plus sombres, je trouve toujours la lumière », de l’empathie, « le fait que je ne lâche jamais rien, et puis de la bonne humeur quand même, ça aide ». Son moment préféré : le rendez-vous de découverte, « être aux prémices du projet », quand on ne se connaît pas encore et qu’il faut rassurer : « Ça va bien se passer, je vous explique, ça va être carré. »

Objectifs : développer, puis monter une équipe

Victoria a des objectifs chiffrés pour son activité de conseillère. À terme, elle aimerait aussi avoir son équipe, pour lui transmettre ce qu’elle cultive avec ses clients : « Cette confiance et cette sympathie que j’aime transmettre aux clients, j’aimerais également les transmettre à mes équipes. »

Aux professionnels qui exercent dans un autre modèle, elle lance : « Ne restez pas forcément 100 % cantonnés à ce que vous connaissez, ouvrez-vous l’esprit. » Et son mot de la fin tient en un mot : résilience. « Il faut se faire confiance, il faut des fois écouter la petite voix intérieure, et pas forcément se laisser embrouiller par tous les paramètres autour. Il faut se faire confiance, et action ! »

Ce qu'il faut retenir

  • ✓Six ans à la CAF après ses études ; ce qui lui plaisait déjà, c'était l'humain.
  • ✓Début dans l'immobilier en 2021, en agence mais à son compte, avec sa société à monter.
  • ✓Son erreur des débuts : prendre les histoires de ses clients comme les siennes, au point de ne plus dormir.
  • ✓Un peu plus de cinq ans en agence, puis une rencontre qui fait basculer vers iad.
  • ✓Ce qu'elle apporte : écoute, optimisme, empathie, bonne humeur, et l'idée qu'elle ne lâche jamais rien.
  • ✓Objectif : développer son activité, puis monter son équipe. Son mot de la fin : résilience.

Questions fréquentes

Quel est le lien entre la CAF et l'immobilier ?

L'humain, répond Victoria. Dans les deux cas, il s'agit d'aider les gens ; dans l'immobilier, c'est pour des projets de vie, parfois heureux, parfois moins, et c'est ce qui fait la richesse du métier.

Faut-il de l'expérience pour rejoindre iad quand on vient d'une agence ?

Victoria avait plus de cinq ans d'agence, mais elle a choisi de repartir à zéro côté formation. Elle décrit chez iad des formations pour tout le monde, tout au long du parcours de conseiller puis de manager.

Qu'est-ce qui change entre travailler en agence et chez iad, selon Victoria Issartel ?

L'indépendance. Le modèle en agence lui a servi pour démarrer, mais ce n'était pas sa manière de fonctionner à 100 %. Aujourd'hui, elle est sa propre marque, avec les outils d'un réseau qu'elle décrit comme en évolution permanente.